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Nigeria – Cameroons Highlands + video

 

22 Novembre: Katsina Ala – Takum ( 71 kms)

Les paysages sont verdoyants autour de nous . Le long de notre route, à intervalles réguliers, nous trouvons des forages pour nous ravitailler en eau. Jusqu’à présent aucun problème pour trouver de l’eau en Afrique de l’Ouest.

Il y a un forage avec une pompe à bras qu’un enfant actionne . Nous remplissons notre seau et grâce au tuyau et à la pompe de notre  réservoir, on remplit rapidement nos 110 litres.

Impossible de le faire nous même ! Ça me donne toujours mauvaise conscience de les regarder travailler à notre place . On se rattrape avec distribution de petits gâteaux à la fin …

Nous commençons à douter que nous sommes bien au Nigeria ! ici tout est tranquille, serein et les gens sont très chaleureux. Nous sentons néanmoins que la région est repliée sur elle-même, géographiquement très loin de l’agitation des villes, oubliée des autorités camerounaises aussi vu le manque d’infrastructures essentielles.

Les montagnes de la chaine camerounaise commencent au loin à dessiner leurs sommets dans la brume de chaleur. Nous assistons aux feux dans les hautes herbes.

 

Ces feux permettent aux éleveurs de faire reprendre la végétation plus vite afin que les animaux (les zébus) mangent..Entre la déforestation et ses feux de coteaux, les montagnes sont complètement à la main de l’homme.

Enormément d’activités dans ces montagnes, on entend les tronçonneuses en permanence et les coups de hache ou les machettes. Les troncs voyagent en camionnettes mais tout le petit bois transite sur les mobylettes ou sur les têtes des femmes et des enfants. Chacun son travail …

La visibilité est rarement bonne. Le vent harmattan qui vient du nord apporte de la poussière en permanence à moins que ce soit juste la chaleur..

 

23 Novembre: Takum – Bali (145 km.)

Ça grimpe, gentiment mais surement. Les points de vue sont magnifiques. On se régale , d’autant que le temps est frais, nous avons ressorti la couette la nuit. Cest bon signe question température ! Après la fournaise des précédents pays ,on apprécie ce break..

Il y a 2 activités qui font recette ici , ce sont les mariages et les enterrements . Pour la plupart des africains la mort n’est qu’une transition. Le mort continue à vivre avec la famille mais dans un état spirituel différent.Du coup c’est la fête ! et les cérémonies durent plusieurs jours. Il y a des flyers distribués avec programme , on confectionne de nouveaux habits pour l’occasion, de grandes affiches avec photo grandeur nature du défunt sont accrochées partout dans le village.

L’évènement est organisé plusieurs semaines ou mois après le décès pour laisser du temps à tout le monde de se préparer et venir à l’enterrement.

Les célébrations après l’enterrement sont courantes. La famille prépare festins, musique et danse pour toute la nuit. Ils l’accompagnent ainsi dans sa transition vers le village des ancêtres défunts.

Nous pouvons confirmer que cette tradition est très vivante car toutes les nuits ou presque nous entendons de la musique autour de nous jusqu’au lever du soleil.

A cela, s’ajoutent les commémorations “tardives” (après 2 ans , 10 ans ….) pour un ou une ancêtre célèbre (genre marabout ou “sainte”).

Là aussi des panneaux sont installés au bord des routes pour signaler l’évènement…Ils les laissent …un certain temps.

Mais!  Qu’est ce qu’il fait ??

 

Les enfants sont curieux des drapeaux derrière Cojo.

 

Allez, 200 kg de manioc qui partent pour la ville .. 

24 Novembre: Bali – Mayo Selbe (157 km.)

Ca y est nous sommes sur les pistes , plus de goudron. Heureusement  la saison des pluies est bien finie, les chemins sont secs. mais le passage des camions pendant la saison des pluies et les embouquements ont creusé d’énormes ornières, rigoles et trous en tout genre, difficiles à passer .

Mais les paysages sont de plus en plus beau …et en altitude le temps est clair.

C’est un vrai plaisir d’être dans cette belle région.

Choisir le meilleur chemin pour passer , un peu d’adrénaline, Cojo en vitesse courte et gogogogooooo!

A tour de rôle on tâte le terrain  pour les passages dans l’eau !

Bivouac près d’une jolie rivière 

 

25 Novembre: Mayo Selbe – Nguroje (68 km.)

Le lendemain nous sommes autour de 1800 mètres et nous apercevons des champs tout vert . Et oui c’est la culture d’un thé indien , importé ici dans les années 1980. Toutes les conditions climatiques sont réunies pour cette culture . Il y a environ 600 petits producteurs qui en vivent.

26 Novembre: Nguroje – Mayo Ndaga (33 km.)

Sauvage et grandiose . Des hauts plateaux à perte de vue

Surprise ! Quelques chevaux sauvages au détour d’un virage  …

 


Les vaches passent à table !

 

27 Novembre: Mayo Ndaga – Boundjoukoura (Frontière Cameroon) (33 km.)

Voici les derniers villages nigérians de notre périple , les dernières poignées de mains, les entraides sur les chemins difficiles. Les villageois entretiennent eux même les passages pour que les camions puissent passer ravitailler les derniers villages. il y a de l’ambiance !

 

 

 

Kees se fait happer par un gentil mais collant jeune homme qui veut lui faire visiter le marché..

On ferme tout , un dernier coup d’oeil et zoup en voiture papa! ( ils nous appellent tous maman et papa pour dire bonjour , c’est affectif et on s’habitue !)

 

 

Le bureau de douanes à la frontière du cameroun . Le gars a une ribambelle de tampons à mettre sur nos passeports. Nos passeports sont déjà bien ( trop !) remplis et on fait attention où ils posent leurs tampons maintenant car d’autres pays nous attendent et il ne reste plus beaucoup de pages disponibles…

En video:

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