Nous prenons une belle route pour aller vers Danané, première ville, puis direction MAN.
Tous les noms de villages ici se terminent par pleu … (Tronkopleu, Feapleu, Zangagleu, Flampleu, etc)
Le ciel est toujours couvert, gris à souhait et la chaleur étouffante.
A Danané puis à Man, nous voyons de suite une nette différence avec les villes de Guinée. Ici les bas-côtés des routes sont finis, les magasins sont bien achalandés, la Côte d’Ivoire s’est manifestement mieux développée. Il y a toujours des pistes en terre dans les villes et des quartiers très pauvres, mais il y a aussi plus de richesses. Les voitures sont plus nombreuses, mieux entretenues, les règles de la route sont mieux suivies et par conséquent moins de klaxons dans les rues. Il en reste quand même, surtout chez les taxis.
Et maintenant, une parenthèse informative pour resituer le pays:
La Côte d’Ivoire est un pays d’Afrique de l’Ouest, membre de l’Union Africaine.
Sa superficie est de 322 462 km2, ses voisins sont, au nord le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest, le Liberia et la Guinée, à l’est le Ghana et au sud l’océan Atlantique.
La population est estimée à 23 millions d’habitants . La capitale politique et administrative n’est pas Abidjan mais Yamoussoukro.
La langue officielle est le français et pour monnaie, le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO.
D’abord protectorat français en 1843, elle est devenue colonie française en 1893.
Le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République. L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare. A partir de 1990 vient les crises politiques avec des dissensions fortes entre les parties et les populations, crise économique avec la chute du prix du cacao. Pour autant avec l’actuel président Allassane Ouattara, le pays retrouve un peu de confiance et du développement.
Parenthèse refermée, poursuivons notre route.
Pour l’instant nous ne voyons pas encore les cacaoyers et les caféiers ivoiriens mais toujours les palmiers,
Les petits camions transportent les fruits sur la piste.
Les coques sur le bord de la route attendent leurs transporteurs.
Apparemment le prix des récoltes est fixé pour une saison.
L’hévéa est exploité également en grande quantité.
Les arbres forment des perspectives photogéniques !
Le caoutchouc qui provient des petits seaux sent toujours aussi mauvais.
Quand il est stocké sur le bord des routes, sur les camions que nous croisons, nous savons qu’il y a du caoutchouc dans le coin!
Par contre quand on longe les parcelles de plantations d’hévéas, une odeur parfumée un peu sucrée nous chatouille le nez !
Nous croisons un chargement de caoutchouc, les producteurs amènent leurs stocks , qui sont pesés et gerbés dans de très grands camions. Les hévéas appartiennent aussi (surtout) à de grands propriétaires ivoiriens, mais pas que, et les locaux font le travail…Nous n’avons pas osé demander s’ils sont payés au sac, au poids ou à la journée..
Ce ne doit pas être grand chose de toute manière.
Avant d’arriver à Man (prochain blog!) nous trouvons un bivouac sous les lignes électriques, seul endroit un peu défriché où on peut poser nos roues. Ce soir le bivouac ne sera pas 5 étoiles…
Par contre on garde les 5 étoiles pour la cool attitude ivoirienne!











