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Traversée du Gabon par la forêt des abeilles

Nous voila au Gabon.

Dans cette vibrante saison 3 africaine  nous traversons beaucoup  de pays . Nous voici au 7ème depuis notre retour en Afrique en octobre 2024.

Nous avons du mal parfois à nous rappeler de telle ou telle étape, de tel événement ..”mais c’était où ça tu te rappelles ?” .

Heureusement les photos et le trajet indélébile qui est inscrit sur notre GPS nous servent bien souvent d’aides précieuses puis la mémoire se met au diapason.

Il suffit d’attraper un souvenir pour que le reste se déroule . Et c’est ce foutu premier souvenir qui fait défaut bien souvent.

Sans compter que nous bougeons presque tous les jours , même si cest pour faire 20 kms. Autres repères spatio-temporels à apprivoiser et il faut bien le dire, ce n’est pas notre compétence première .

Enfin nous voici au Gabon après ce détour par le nord du Congo Brazzaville .

Nous retrouverons le Congo dans quelques semaines , pour aller vers le sud, découvrir Pointe Noire puis passer dans l’enclave angolaise, Cabinda.

Pour le moment nous avons hâte de découvrir ce beau pays, extrêmement bien préservé en ce qui concerne ses forêts , encore 80 % du pays en est pourvu .

Nous démarrons par un superbe panorama peu après la frontière , à Léconi . Nous prenons une piste ensablée, quelques virages négociés secs ( nous ne pouvons pas dégonfler nos pneus, si ensablage car le compresseur est en rade ! Rouler dans le sable avec les pneus gonflés est généralement mauvais pronostic) Bon ça passe …

Nous arrivons sur un terre-plein avec des falaises de chaque côté . Le point de vue est stupéfiant. et en nous approchant on découvre les canyons rouges et le lac des caïmans au plus loin.

Personne n’est là, nous nous installons et faisons corps avec la nature.

Le lendemain matin , au réveil nous voyons et entendons 2 ou 3 abeilles..Bon , je me bats un peu pour rester avec elle dehors, vaisselle et lessive puis je bats en retraite dans Cojo après qu’une se soit coincée dans le t-shirt et me fasse don de son dard . Heureusement pas de conséquences . Presque rien senti .

Les abeilles ont un comportement très différent de ce que l’on connait des nôtres. Celles-ci viennent sur les affaires, cherchent l’eau, les sels minéraux et se posent facilement sur nous. Elles inspectent tous les recoins, sont très mobiles . elles ont même commencè à faire un nid dans le tiroir-coffre où nous rangeons la table car il n’était pas entièrement fermé. Du coup c’est dangereux d’être à proximité car elles passent sous les vêtements, dans les cheveux …et en réflexe on a tendance à les chasser, avant même de voir , là est le danger !!

On a quand même tenu 3 jours dans cet endroit magique et très habité. D’humains, très peu, 2 voitures qui sont restées 15 mns pour admirer le paysage..

Ce qu’on ignorait totalement c’est que les abeilles sont partout au Gabon , principalement dans cette région Est, Nous allons faire 300 kms de route, défoncée, pour traverser une des grandes forêts tropicales, ou règnent entre autre des milliers d’abeilles, des moucherons et quelques sandyflies.. Il y a aussi des éléphants et des gorilles, des chimpanzés et des mandrills mais eux étaient beaucoup plus discrets . Des kilomètres carrés de brousse, sans routes , sans villages , juste l’exploitation forestière, compensée par le replantage des espèces coupées( hum ) .

Le vert de la forêt, le rouge ocre de la piste comme une plaie ouverte qui serpente au milieu de cette jungle. les centaines de cris d’oiseaux le soir quand on s’arrête et tous nos copains et copines qui nous entourent dès qu’on coupe le moteur !!

 

Les grumiers que l’on croise avec leurs billes de bois énormes , les camions chargés lourdement, nous plongent dans un nuage ouateux de poussière …

Ce passage de la forêt nous a bien marqué

Franceville , Lastourville et entre les 2 : Moanda, la Mecque de l’extraction du manganèse. Connu du monde entier, cette plateforme extrait près de 40% des besoins mondiaux de ce minerai.

Eramet, la holding, produit actuellement 7,5 million de tonnes par an. La ville se repose (trop) sur cette seule source économique . La seule exploitation à des fins d’exportation d’une ressource qui se finira un jour,  n’a jamais assurée une prospérité pérenne à une ville minière.

Le minerai est acheminé par train jusqu’à Owando, le port situé juste sous Libreville. Nous le voyons passer , il suit la rive opposée à celle de la route , le long du grand fleuve Ogoué.

Le blanc est le sable.

 

Parlons une peu économie et politique. devenu indépendant dans les années 1960 comme tous ses voisins, le Gabon parce qu’il a une faible population, et d’importantes ressources forestières et du pétrole lui a permis d’être l’un des pays les plus prospères d’Afrique.

Cependant, du fait de grandes inégalités dans la répartition des revenus, une proportion importante de la population reste pauvre. Après avoir été sous le régime démocratico-autoritaire des 2 “Bongo” père et fils ( Omar Bongo , grand facilitateur des entreprises françaises au Gabon , et donc soutenu par notre gouvernement entre les années 70 et 2000. Puis le relai est assuré par son fils.) …Jusqu’au coup d’état aout 2023 …Actuellement c’est un  militaire qui assure la transition . Des élections sont normalement prévues cette année (2025)..

Les grandes villes que nous traversons ressemblent à des villes européennes. Des vrais magasins bordent les trottoirs. Les activités ( garage, menuiserie etc..) se font dans des ateliers, pas sur la rue etc..

Les baraquements et marchés de légumes sont visibles dans les plus petites villes avec leur lot de pauvreté. Mais oui le Gabon est mieux développé pour une partie de sa population ..Par contre les routes sont cra-cra….

Puis nous arrivons au Parc national de la Lope. 

Un espoir pour voir des animaux …Nous cherchons une ame qui vive pour payer l’entrée du parc et avoir des renseignements… Nobody. du coup on suit la piste chaotique à l’intérieur du parc et nous admirons les collines vallonnées entrecoupées par des rigoles de forêt qui prennent possession des fissures. nous ressortons au bout de 2 heures sans avoir croiser personne.

Le nord du parc, le paysage est charmant. Plus au sud et au centre c’est comme la route des abeilles qui le longe, une épaisse foret  équatoriale, épaisse, très bien préservée. Mais nous, on a déjà donné…

On voit des buffles dans une prairie et un bel oiseau pris sur le vif.

 

 

 

 

 

Nous ne sommes pas bredouilles. ..

 

 

4 Comments

  • Ange
    Posted mars 15, 2025 at 09:14

    J’adore regarder vos photos et lire tes commentaires Lolo. Vous nous faites voyager assis dans notre salon. Vous nous manquez. Pleins de bisous. On vous ❤️

    Répondre
  • Mimi
    Posted mars 14, 2025 at 11:13

    Bonjour
    Toujours aussi intéressant vos commentaires ….
    Petite question vous prenez le bateau de Cabinas à Soyo pour éviter le RDC ?
    Et avez vous une idée du tarif
    Nous sommes au Ghana avec un Defender et je prépare la suite du programme et la joie des visas 😖
    Merci et bonne continuation
    Mimi

    Répondre
    • Post Author
      Laurence & Kees
      Posted avril 13, 2025 at 12:24

      Bonjour
      merci pour vos encouragements .
      La solution bateau est effectivement une bonne solution si vous n’avez pas pris de visa à Accra , dernière ville ou c’est possible car après impossible d’en obtenir 1 . Mais il faut se tenir au courant car tout évolue en Afrique …
      Nous postons notre video sur cabinda à soyo. Pour nous ça n’a pas été de tout repos . C’est un enchainement malheureux de circonstances comme vous allez le découvrir.
      Bonne route vous

      Répondre

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