Focalisés sur notre expédition pour aller dans les dunes du Namib, nous étions loin de nous imaginer ce qui se cachait derrière cette pancarte rouillée à quelques encablures de Tombua.
Les Colinas do Curoca, également connues sous le nom de “Vale dos Espíritos” ou collines vermeilles sont de vieilles formations géologiques , qui érodées par le vent présentent des tons rouges, orangés et gris intenses, offrant un paysage désertique unique et mystique.
Les collines culminent entre 400 et 600 mètres et elles créent des formes onduleuses et des canyons.
Nous nous sommes tranquillement promenés dans les canyons de grès pour explorer et se perdre dans les labyrinthes des différentes formations rocheuses.
Nous avons l’impression de déambuler dans une cite perdue. Dans un décor de film qui se déroulerait hors de notre temps.
Le silence, la solitude, les couleurs et la majesté de ces “collines” font une expérience unique.
Nous avons pu escalader certains rochers et la vue était sensationnelle et en même temps d’une grande sérénité .
La rondeur des rochers et les couleurs procurent un effet apaisant.
Tout à coté, moins spectaculaire ,( surtout après la visite des colinas) se trouvent des arches en pierre.
Arco ( le nom du site ) était avant une oasis et le paradis de beaucoup d’espèces animales.
Des oiseaux , bien sûr , mais aussi des reptiles qui trouvaient ici au milieu du désert de quoi boire un petit coup et en profitaient pour faire trempette.
Mais ces lagons sont maintenant asséchés depuis 2014 car pas ou très peu de pluie dans cette partie de l’Angola.
Le spectacle est toujours somptueux..
Nous repartons de ces coins inoubliables en direction du Sud . prochaine ville de notre circuit angolais , Tombua.
Avant de voir la ville, on la respire ! A Tombua les visiteurs sont accueillis par l’odeur entêtante de poisson .
Il faut le dire ça pue sérieux .
Nous nous abritons pour passer la nuit entre la route et la côte, derrière des petites collines qui nous servent de stop odeurs ( à condition que le vent ne tourne pas …et nous sommes assez loin de la piste pour ne pas être repéré par les locaux.
le lendemain en repartant vers l’entrée de la ville nous voyons des rectangles scintillés au soleil avec des gars qui travaillent .
Ce sont des salines . Nous nous arrêtons , au début les gars n’étaient pas trop d’accord pour être photographier et filmer mais ça s’est vite arrangé.
Cette zone qui est connue pour son climat désertique ( forte évaporation garantit ) abrite une activité de production de sel.
Dans certains carres préparés , une fine couche de sable recouvre le fond.
Dans d’autres ,une bâche plastique et de l’eau de mer.
Le sel de cette région est récolté dans le cadre des activités de pêche et des marais salants côtiers, constituant une ressource économique locale importante .
Le matériel a déjà bien vécu !
Le sel est indispensable pour la conservation du poisson , principale activité de la région.
Ici arrêt obligatoire pour le café ! Et découverte d’un chouette artiste angolais.
Encore un magnifique coucher de soleil…..























