Noires et Blanches ! Les plages du Cameroun sont un damier ! Noires au nord, blanches au sud. C’est notre première expérience des plages foncées.
C’est en attendant notre visa que nous sommes partis faire du tourisme vers les plages volcaniques du mont Cameroun. (volcan de 4000 m, dernière irruption en 2000 )… qu’on ne verra pas . Des orages et des nuages nous attendent et enveloppent tout le paysage.
Apres Edéa , un peu avant Douala , Nous prenons une piste pour découvrir un très joli lac . Nous allons faire des kms de piste toutes droites dans des plantations de palme avant de retrouver la nationale .
Nous passons Douala, capitale économique, grosse chaleur tropicale, zéro vent, nous manquons de motivation pour la découverte de la ville… Nous faisons le tour des principales places et monuments , passons dans les grandes avenues au nom bien de chez nous, général de Gaulle, général Leclerc, Gallieni , et des noms Camerounais aussi, notamment celui de Ahmadou AHIDJO, premier président du pays.
En panne!
Une bonne crevaison avant d’arriver à destination le soir sur une route très passante, les voitures nous frôlent et la nuit descend.
On restera là au bord de cette route pendant 2 heures de temps! C’est long 2 heures la nuit avec les bus, camions et voitures qui passent à 1 mètre au mieux …
Heureusement nous sommes aidés ( enfin surtout Kees a de l’aide…, ma contribution est nulle en réparation de roue) par des camerounais adorables. Un premier local qui était en face de nous quand on s’est arrêté , a traversé la route et commence à prendre les choses en mains …
Nous avons un cric originale Toyota , jamais testé, qui se révèle pas adapté à la situation; Il ne permet pas de monter assez haut la voiture ahahah! Et donc on ne peut pas enlever la roue ni remettre la roue de secours….Entre temps 3 autres se sont arrêtés et viennent prêter main forte. Ils essaient toutes les astuces, finalement, à force de mettre des pierres, en les coinçant sous le cric au fur et à mesure avec beaucoup de bonne volonté et de l’huile de coude , Victoire!
Ça se finit par une bonne bière avec nos 4 aides , toujours au bord de la route en pleine nuit au risque de nos petites vies ….Le Cameroun est le pays où nous avons vu le plus de graves accidents récents le long des routes.
Les routes sont goudronnés, souvent récemment et du coup, ils vont très vite . Ils doublent de suite, voiture ou pas en face et ça passe …jusqu’au moment ou ça ne passe plus . Ce sont des vrais petites bombes sur roues. Les pires étant les autobus qui font la liaison de Douala à Yaoundé . Là ce sont de grosses bombes qui roulent …
LIMBE et ses plages volcaniques
Les petites sirènes du Cameroun
Petite plate-forme qui domine l’océan
Les roches sont noires et le sable est marron chocolat…
Ça donne une ambiance un peu drama quand le soir tombe..L’eau est toujours autour de 30 degrés et marron ou pas elle est BONNE pour se baigner !
Les peuples de la forêt
Retour à Yaoundé pour chercher nos visas, congolais et gabonais, qui nous attendent . Puis, départ vers le sud et l’océan. Une très jolie route nous y emmène à travers la forêt, …avant de retrouver nos pistes et nos trous!
Les peuples de la forêt sont petits et vivent uniquement de ce que produit la forêt, plantes pour se soigner et manger, animaux à chasser. Pas d’élevages, pas de cultures. Il faut dire que dans cette jungle épaisse je ne vois pas comment ils pourraient cultiver quelque chose.
Avec la politique “d’intégration” du Cameroun, ils ne vivent plus dans les huttes en feuilles traditionnelles au milieu de la forêt.
Ils sont dans des cases le long des routes et c’est triste de les voir assis, le regard triste et vide , ils ne sont plus tout à fait dans leurs cultures ancestrales et pas non plus dans celle du pays qui veut les assimiler… Les plus connus sont les pygmées et il y a également d’autres groupes comme les Bakkas. Tous sont petits ou très petits et ils n’ont pas la même morphologie que leur grands voisins des peuples de l’eau ou du Sahel…Tous sont avec des énormes sourires quand ils nous croisent, leur visage s’éclaire, c’est extrêmement touchant.
La plage de Ébodjé
A Kribi, le sable est blanc. Le littoral est plat et s’étend au sud jusqu’à la Guinée équatoriale à quelques 50 kms de là.
Nous ne restons pas à Kribi, qui est touristique (enfin ce n’est pas la folie du tourisme non plus …) Nous croisons 3 blancs…
Cette ville est jeune et fêtarde, bars , musiques et rigolades. Nous préférons voir le site de l’écotourisme des tortues d’Etoudi.
La piste de 25 kms est en mauvais état. Nous ne regrettons pas car au bout un coin vraiment agréable. L’océan bouge mais pas trop, des cocotiers pour l’ombre , nous avons mis les hamacs entre les arbres et là, petite brise et balancement. La lecture m’a parue bien douce et la sieste aussi !
Finalement on restera là 6 jours.
Le Congo nous attend… Nous reprenons la route, piste toute cabossée en direction d’Ebowala et on pique vers le sud vers la frontière. On aura bien profité de ce grand pays: Pas le plus beau ni le plus gentil mais très attachant dans sa diversité, sincère dans sa rudesse, colérique et rieur.
Merci à tous ceux que nous avons croisés.










