Skip to content Skip to footer

Nous revoici au Congo – Brazzaville

La route ( mais est-ce vraiment une route ???) est très mauvaise avant la frontière et est pire après la frontière . Il fait des gros orages depuis quelques jours, les ornières sont remplies d’eau boueuse , et chaque passage de voitures et camions creuse un peu plus .

Les conducteurs ont créé des déviations dans les hautes herbes de temps en temps pour éviter de s’embourber . Difficile de ne pas louper ces chemins de traverse , à peine visibles dans les herbes quand on ne les connait pas …

Le passage de la frontière est simple, à l’image de ses bâtiments …

Nous déchantons juste après car la piste devient vraiment infernale .

Nous rencontrons un camion pris dans un bourbier . Nous allons essayer de le tirer , plusieurs tentatives, mais impossible . Cette boue est trop collante. Le camion est rempli de marchandises et le problème avec ces ornières, c’est leur profondeur . Le monticule entre les traces des pneus est trop haut et coince les camions et les voitures par dessous et alors là, il faut une sacrée traction pour les tirer.

Nous allons apprendre à nos dépens, quelques minutes plus tard,  car en essayant de dépasser le camion on s’embourbe profondément .

Pour bien mettre dans l’ambiance, le ciel est gris d’orage et menace d’éclater , il est 16h et la nuit avec ce ciel chargé va tomber rapidement. Quand nous sortons de la voiture, qui est bien penchée par ailleurs, on a de la boue jusqu’aux chevilles . Avec les gars du camion , on pellete sous les roues, sous l’axe  ….Au bout d’une heure , rien ne bouge …

Vu l’état de la route et l’heure qui tourne, pas de traffic ..

Enfin un 4×4 arrive avec à son bord des ” notables ” du coin et un gars complètement saoul qui hurle, veut de l’argent…Ambiance ! Kees perd patience et se prend le chou avec lui , ça hurle de partout ..Tout le monde est fatigué.

Au début ils ne voulaient pas nous aider, calfeutrés dans leur cabine . Puis finalement oui, ils essaient de nous tirer à l’arrière puis à l’avant , Cojo est bien assis sur sa boue et ne bouge pas . Entretemps la pluie s’est mise à tomber tout comme la nuit …

Le 4×4 s’en va en nous demandant de l’argent pour nous avoir aidé ( SIC). Des mecs sympas en somme !!!

On se demande comment on va sortir de ce merdier. Un camion arrive , hourra il sera assez costaud pour nous tirer…Mais le chauffeur n’est pas chaud, il a cassé un pont de son camion (??)  et pense que ça ne marchera pas…Heureusement comme on bloque complètement la piste, il n’a pas beaucoup de choix  s’il ne veut pas passer la nuit là…

Il nous tire fort , très fort et on sort de l’ornière . Quel soulagement ! puis il essaie de passer lui aussi et …non, il reste aussi bloqué.

Nous essayons de le tirer , plutôt par acquit de conscience que par réel espoir, mais rien à faire , trop lourd et trop embourbé pour qu’on soit d’un quelconque secours .

Une pluie battante, boueux des pieds à la tête , on repart sur la piste pour trouver un endroit où s’arrêter …On ne voit rien sur les bas-côtés, noir totale, pas facile de s’arrêter .

Avant un village une petite maison sur un terre plein avec de la place devant . je vais frapper, personne ne répond.

Hop on s’installe…Nous nous déshabillons sous la pluie dehors et laissons toute nos affaires sales, les cordes les outils dans la cabine  . Une fois douchés, on peut monter dans la cellule qui est TOUTE PROPRE et SECHE ! Respiration…

Les camions sont restés bloqués toute la nuit. Nous les avons vus le lendemain vers 9h00 passer . Quelle dure vie , souvent sans manger et ils se couchent sous les bâches de leur camions quand il pleut .

Le lendemain matin nous sommes entourés par les enfants . Ils nous expliquent que nous campons sur le terrain de  la maison du directeur et que derrière nous c’est l’école ,

Nous sommes samedi et le directeur n’était pas là…

Un after sauvetage en cours de route …

Et direction océan et Pointe Noire pour se remettre de nos émotions.

Nous traversons de drôles de montagnes toutes rondes et vertes.

Jusqu’à Pointe Noire la route est très belle,  dans tous les sens du terme , large sans trous et traversent de beaux paysages . Ça repose !

Mais où est Kees ?

La seule ville entre le Gabon et Pointe Noire est Doleisie , grosse bourgade avec gare et trains !

Premier bivouac au nord de la ville , très joli spot sur la mer..

..avec vue sur les plateformes de pétrole au loin..

et les cargos qui attendent leur entrée au port

Nous avions oublier les précautions de base : ne rien laisser dehors quand on dort près d’une grande ville et sur la plage.

Kees, animé par le 6ème sens du 6 heures le matin , regarde dehors et voit un gars qui commence à partir avec notre table..Intervention sonore de Kees et le gars repose la table…Ouf

Mais on s’aperçoit qu’il a dû déjà venir car notre sac militaire poubelle a aussi disparu et les nouvelles tongs de Kees , achetés la veille ont pris aussi la poudre d’escampette. Il n’a pas aimé le modèle des miennes car elles n’ont pas bougé.

Visite de Pointe Noire , les routes sont parfois bitumées et parfois complètement défoncées. Quel que soit le quartier, chic avec grandes entreprises ou bidonvilles, ça reste aléatoire. Tu peux avoir une grande et belle villa, grands murs et gardée par gardien, et une route sale, pleine d’ornières pour y accéder. Il y a encore un énorme travail d’infrastructure un peu partout. Et on ne parle pas des problèmes d’assainissement …

Après quelques achats ( dont 4 pneus toutes neuf, aïe) on continue notre descente vers le sud direction Cabinda.

Une dernière étape chez le campement de Xavier. Magnifique endroit, avec plein de vagues et un calme absolu . On a bien fait d’en profiter car l’étape suivante à Cabinda n’a pas été du même tonneau !

A suivre!

Et tout ça en video:

Dites nous dans les commentaires si vous préférez ce type de videos car on passe du muet au parlant !!!

Leave a Comment

You cannot copy content of this page