Nous prenons des chemins de traverse depuis la frontière de Ruacana pour aller sur Lubango , nous ne voulons pas prendre la route goudronnée.
Les paysages sur la première partie du trajet ne sont pas folichons, des petits arbustes, une route poussiéreuse et beaucoup de petits villages tout du long.
C’en est même désolant car ils coupent les arbustes pour confectionner des pieux et les mettre en rond ou en carré autour des champs pour les protéger de l’appétit vorace des chèvres.
Ce sud de l’Angola est habité par des éleveurs et agriculteurs , vaches chèvres et maïs …
Et beaucoup d’anes aussi qui vivent leur vie un peu partout , avec ou sans humains.
Tout ce monde partout nous pose problème pour trouver des spots pour dormir. Les pistes que nous trouvons amènent toujours à des habitations. Et dès que nous nous arrêtons, nous avons la visite immédiate des locaux, qui souvent se posent la et attendent qu’on leur donne à manger.
Un soir , au moment de chercher à s’installer, arrive une énorme pluie battante , on ne voit pas grand chose..Nous suivons une piste qui amène à plusieurs carrières de marbre dans l’espoir de trouver un endroit plat, sans trop de boue et un peu isolé.
Nous nous arrêtons juste derrière une carrière et la pluie s’arrête. C’est déjà une bonne nouvelle. On piétine dans les flaques.
Et nous voyons arriver quelques locaux, qui, à leur habitude restent autour de nous.
Ce sont les gars qui “travaillent”sur le site de la carrière et les habitants d’un petit village situé à 300 mètres , caché par des arbustes, que nous avons pas vu…
La conversation est timide , je sors l’iPad pour leur montrer la carte, leur indiquer d’où nous venons et aussi qu’ils voient la Namibie et l’Angola puis leur région et leur village. Ce jeune adulte est super intéressé et curieux. la photo est sombre, entre les nuages et le soir qui tombe , ça manque de lumière.
Les filles restent toujours en retrait…
Voila une façon personnelle de positionner son casque sur sa tête
Ne chercherions nous pas un peu d’ombre mesdemoiselles brebis !
Bel appareil !
Le chef de village nous invite à passer les voir le lendemain avant de repartir.
La rencontre sera un beau moment de convivialité. Ils ne parlent pas anglais ni même portugais ! Certainement un dialecte Himba .
La nuit tombe vers 19h , et à 20h alors qu’il fait nuit noire, on les entend dehors …
Surprise , ils nous apportent une jarre avec du lait de vache... Je le transvase dans un récipient pour leur rendre le pot et nous les remercierons . En échange je leur donne des crêpes !
J’ai gouté le lait , aspect grumeleux et odeur acide mais sans aller plus loin que juste tremper les lèvres dedans… je l’avoue !
Le lendemain nous partons les rencontrer , chez eux.
Nous repartons tout chamallow de ce partage de vie.
Nous voici à….
Ville super agréable, construite en hauteur entre 1600 et 2000 m d’altitude. du coup même si c’est chaud on respire bien et les nuits sont fraiches .
Lubango est un kaléidoscope culturel avec les traditions des tribus locales, les Nyaneka-Humbe et les Ovambo,
La Nossa Senhora do Monte, sainte patronne de la ville, est aussi la communauté fondatrice de Lubango (ex-Sá da Bandeira), provenant principalement de l’île de Madère.
Quand au Christ at Punta do Lubango , on ne peut pas le louper. Perché à 2 130 m d’altitude et haut de 14 mètres, cette statue, bras étendus en croix, est visible de tous les quartiers de la ville. Petite version de celui de Rio .
Les premiers ” colons ” arrivent d’Afrique du Sud dans les années 1880. Quelques centaines de Boers, après un très long voyage en chars à boeufs du sud au nord, se sont implantés et développent la culture du blé et l’élevage du bétail. Je passe sous silence les différentes migrations du pays. Se rappeler que le chemin de fer début XX ème entre la côte et Lubango a favorisé grandement son expansion.
L’architecture et l’urbanisme du centre-ville reflètent encore l’image de la société portugaise avec de beaux exemples,bien rénovés , d’organisation urbaine et de bâtiments administratifs de l’époque coloniale.
Elle possède également plusieurs établissements d’enseignement secondaire et universitaire et est connue pour être une ville étudiante vivante.
Les alentours dévoilent également des paysages wahouh ( prochain blog !)
Petit restaurant caché par Cojo , on ne risque pas de le perdre il est presque sur nos genoux !!
Nous menons la belle vie, dans les restaurants et surtout celui-ci.
Un vrai petit bijou de vie locale
Kees est concentré sur le menu ! Il hésite entre bière et bière et hamburger et hamburger !!
Un vélo Hollandais trône en lévitation en aplomb de la rue.
Chercher l’intruse !!
J’adore !!
Vue spectaculaire By night, grâce à une route qui serpente sur les collines de la partie haute de la ville !
Demain , direction le nord ouest et la fendas de Tunda-Vala ! Restez avec nous …!



















