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Angola , une traversée haute en couleurs

Ce pays grand comme deux fois la France, situé au nord de la Namibie, n’a guère d’images de brousse, de forêt ou de désert dans nos mémoires.

Aucun cliché n’y est attaché, sauf éventuellement quelques souvenirs de guerre civile et de violence..

L’Angola a été colonisé par les portugais à partir du XVème siècle et jusqu’en 1975.

Puis 27 ans de guerre civile ethnique, avec des soutiens de régimes communistes, prolonge le manque de développement du pays malgré des richesses importantes.

L’Angola dispose d’un fort potentiel économique : pétrole et gaz, diamants, hydroélectricité, agriculture, pêche. À l’issue de la guerre civile, le pays a connu des taux de croissance soutenus de 2004 à 2014. Étant donné sa forte dépendance aux ressources pétrolières (45% du PIB, 70% des recettes et 98% des exportations jusqu’en 2014), la chute puis la forte instabilité du cours du baril de pétrole ont eu un impact considérable sur l’économie angolaise, en récession continue jusqu’à après Covid..et la remontée des cours.

Malheureusement ces richesses n’alimentent qu’un petit groupe de personnes et ne profitent pas au développement économique du pays.

Les inégalités sont immenses, les paysans très pauvres et souvent chassés par les grands propriétaires qui ratissent les terres à leur unique profit.

Depuis l’indépendance, le pays est dirigé par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), d’origine marxiste. João Lourenço (MPLA) est président depuis le 26 septembre 2017.

Dès son entrée en fonction, il a imposé des changements à la tête des administrations (y compris la police, les services de renseignement et les forces armées), Il a pris des premières mesures dans le domaine de la lutte contre la corruption (notamment l’ouverture de procédures judiciaires) et a incité, par une loi d’amnistie, au rapatriement en Angola des capitaux détournés. En 2019, l’Angola a également ratifié une série de traités internationaux sur les droits de l’Homme.

Entre Soyo où nous sommes arrivés en bateau (si difficilement) et Luanda , des kilomètres mais peu d’intérêt touristique. Nous longeons la côte et trouvons la nuit des spots sur la plage, déserts sauf quelques pêcheurs , loin de tout et pas si facile à trouver.

Luanda est la capitale, on écarquille nos yeux quand on arrive. De hautes tours, dont certaines encore en chantier, bordent la Marginale, l’avenue qui longe le bord de mer.

En fin de journée, la skyline scintillante de Luanda vaut bien celle de quelque ville américaine.

Malaise pour nous entre ces quelques mètres de trottoirs aseptisés et brillants, alors que la plupart des habitants de cette mégapole de plus de 9 millions d’habitants logent dans les musseques, bidonvilles qui cernent le centre-ville.

Nous avons une super adresse pour passer la nuit , il s’agit du port de plaisance, le premier que nous croisons de toute l’Afrique noire. Sécurisé, super aménagé avec ces boutiques, ses courts de tennis,  son bar et restaurant.

Douche et sanitaires ultra propres et 2 places sous tonnelle pour les overlanders  avec vue directe sur l’eau. Quel luxe tout d’un coup. L’avantage est de pouvoir nous lancer à la découverte de la ville, à pied, sans craindre pour la sécurité de Cojo.

On visite la forteresse perchée de São Miguel, bâtie au XVIesiècle par le gouverneur portugais Paulo Dias de Novais. Luanda et l’Angola gardent étonnamment peu de traces des cinq cents ans d’occupation portugaise.

 

les conquistadors Portugais …

et un avion abattu lors des conflits , reste pas grand chose …

En ville, on déniche un musée, on se régale :

 

 

 

Le quartier des institutions gouvernementales est tout refait . Tous les bâtiments sont repeints en rose et blanc . Ici une célèbre église, qui jouxte le palais présidentiel.

 

Nous quittons Luanda, en suivant la cote vers le sud. Direction Sangano et les dentelles de roche de Mirandoulo.

 

Puis nous traversons le parc national de Quicama , des kilomètres carrés de savane sur une petite route trop mimi , avant d’arriver à Muxima.

 

 

Le village de Muxima est marqué par l’architecture portugaise et son fort qui domine le fleuve.

 

Son église ( il est midi et le soleil cogne !)

Son fort

la rivière Kwanza, vue du fort

Et Cojo à l’ombre, avec Kees  !

 

Il nous reste à faire un grand détour car pas de pont pour aller sur l’autre rive et pour découvrir un site magnifique que nous tenons à voir. Ça se mérite, les routes sont longues et ne sont pas terribles.

Enfin, une superbe chute d’eau. Les cascades de Kalendula. 

Le site est vierge de toute attraction touristique, excepté un superbe restaurant/hôtel qui fait face aux cascades et la vue est grandiose.

100 m de hauteur et 400 m de large, elles font partie des chutes les plus grandes en volume d’eau ici en Afrique.

 

 

 

 

Le lendemain nous voila repartis vers le sud et  nous cherchons un site avec des montagnes monolithiques aux formes arrondies, les Pedras Negras, elle surgissent devant nous et dans le soleil couchant, le spectacle est saisissant.

 

Personne à l’horizon, du coup on bivouac à leurs pieds. les couleurs sur la roche sont produites par les lichens . Pas de retouche photo!

 

Le lendemain promenade au milieu de ces roches géantes . Un régal !

 

 

 

 

L’origine de ces formations rocheuses demeure mystérieuse. Histoire et  légende se mélangent .

La reine Ginga régna sur les royaumes de Ndongo et de Matamba et laissa des empreintes de pas dans la roche. Figure de la résistance aux colons portugais, elle se faisait appeler « roi » et elle n’hésita pas à tuer son frère pour prendre le trône qui lui revenait. Refusant la paillasse que lui offrit un jour le gouverneur du Portugal, elle ordonna à l’une de ses esclaves de se mettre à quatre pattes pour s’asseoir sur son dos et traiter ainsi d’égal à égal. Que vint faire cette inlassable guerrière, diplomate rusée dans le labyrinthe minéral des Pedras Negras ? Le silence des monolithes nous répond...

Maintenant nous reprenons la route pour descendre tranquillement vers la Namibie , dans 3 semaines sonne le retour en France…

Nous prenons la route près de l’océan avec nos amis le soir . j’ai bien failli lui marcher dessus en descendant de l’échelle …

 

 

Allez un petit coucher de soleil enchanteur .

 

 

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